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Shut, attention la petite !

Cette phrase la petite Satou avait l’habitude de l’entendre. Elle avait six ans et vivait dans une maison familiale avec ses grands-parents, tantes, oncles, cousines et cousins.

Satou était une petite fille très précoce pour son âge sans toutefois, être grande de taille. Elle racontait tout ce qu’elle voyait et imaginait avec toute l’innocence qui pouvait animer un enfant de son âge. 

Sa grand-mère lui chantait tout le temps « magg ndayam, magg bayaam, rakkam dikko boot[1] »

Satou avait toujours une aventure, un songe à partager.

Shut, attention à la petite !


[1] Ce qui veut dire que Satou faisait tout simplement plus que son âge malgré sa petite taille. Littéralement « plus âgé que sa mère, plus âgé que son père et porté sur le dos de sa petite sœur. »